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Arrivé il y a quelques mois à la tête de ISS France , Richard Dujardin partage sa feuille de route et ses ambitions pour la filiale française du leader mondial du secteur.

Vous rejoignez le secteur des services aux entreprises, univers que vous connaissez bien  en France comme à l'International...
En effet ! J'ai aujourd'hui 27 ans d'expérience dans les services à l'environnement et dans la gestion des infrastructures. D'abord au sein de Veolia 5 ans en France et 16 à l'International (Londres, Dublin, Bruxelles...) puis chez Transdev  au moment de la fusion de Veolia Transports et de Transdev. J'ai pris la direction de l'International (13 pays, 25 000 collaborateurs et 1,8 milliard d'euros de CA).  Dernièrement, j’étais directeur général de Transdev en France (34 000 employés pour 2,8 milliards d’euros de CA).
Dans l'univers du transport public, comme dans celui des services B to B, la satisfaction du client final est essentielle !

Qu'est-ce qui vous a séduit chez ISS et quel regard portez-vous sur son activité en France ?
Je connaissais ISS de nom, bien entendu. Mais au fur et à mesure des échanges que j'ai pu avoir, j'ai particulièrement apprécié la vision stratégique du groupe et sa façon de l'implémenter, en renforçant sa présence dans moins de pays mais en développant l'approche grands comptes. J'ai également été séduit par la gouvernance au sein d'ISS.
La France fait totalement partie de cette stratégie et mon rôle est d'amener cette filiale à la taille qui devrait être la sienne. Nous sommes aujourd'hui à 50%  de la taille cible. De 640 M€ en 2018 nous devrons faire progresser le chiffre d'affaires d’ISS France au-delà du milliard à moyen terme. Une transformation a déjà été engagée, il faut la poursuivre.

Votre feuille de route est-elle prioritairement tournée vers les clients grands comptes ?
Les clients grands comptes sont importants bien entendu et il faut continuer à développer notre activité avec ces donneurs d'ordres mondiaux ou européens. Mais il faut aussi nous appuyer sur notre maillage territorial pour répondre aux besoins de clients régionaux ou locaux. La dizaine de hubs régionaux qui ont été mis en place ces derniers mois s’inscrivent dans cette volonté, pour accompagner nos clients au plus près de leur activité. Nous devons confirmer notre expertise sur notre cœur de métier historique, la propreté, mais également poursuivre le développement de notre offre de Facility Management  et de  logistique, pour nos clients industriels notamment.


Inauguration du hub ISS d'Aix-en-Provence
Après Lyon, Toulouse, Rennes, Lille et Nantes, le hub d’Aix est le dernier des sites ISS qui vient d'ouvrir ses portes en région. Cette nouvelle implantation a été inaugurée début octobre par Richard Dujardin, président d'ISS France (à droite sur la photo)  et Jean Boulhol-Milon représentant de la mairie d’Aix-en-Provence.

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Les chiffres annuels de Federec confirme une bonne tenue de l'activité en 2018, mais anticipent turbulences et disparités pour  les prochains exercices.
Comme chaque année à pareille époque les professionnels du recyclages, toutes filières confondues et réunis au sein de Federec – La fédération des entreprises de recyclage -  ont dressé le bilan de leurs activités pour 2018 et se sont projetés sur les mois à venir.
Coté bilan les chiffres sont plutôt contrastés. Si d'une façon générale l'activité a été soutenue, enregistrant une progression de 2% en volumes collectés ( 107 M de t contre 105 M de t en 2017) pour un chiffre d'affaires de 9 milliards d'euros, certains secteurs ont particulièrement souffert. C'est le cas notamment des filières plastiques, papiers-cartons, métaux ferreux et non-ferreux qui ont été particulièrement touchées. Les professionnels estiment que « La filière papiers-cartons, est dans une situation préoccupante, voire catastrophique au niveau européen. Alors que le tonnage de papiers-cartons triés et revendu a chuté de 4,6 %, la baisse affecte également l’activité de recyclage des cartons (- 4,1 % avec 4,7 Mt de cartons collectés et triés) » alerte  Pascal Genneviève, président de Federec papiers-cartons.

Des investissements en hausse

La situation de la filière plastique est elle aussi très compliquée. A la décision de la Chine d'augmenter ses standards de qualité, sont venus s'ajouter des  objectifs européens et des décisions nationales courant 2018, qui ont durci une situation déjà extrêmement tendue. « Malgré tout, les industriels du secteur réussissent à s’adapter en réorientant leurs flux, en améliorant le tri, mais aussi en investissant dans des outils de tri ou de régénération »  insiste pour sa part Jean-Philippe Carpentier, président de Federec qui met en avant les investissements importants réalisés par les industriels du secteur.
En 2018 le millier d'entreprises du recyclage ont consacré 6,3% du chiffre d'affaires global du secteur – soit 568 M€- à des investissement en modernisation et extension de leurs sites, soit une hausse de 9% par rapport à l'année 2017.  


Les chiffres clés du recyclage en France

  • 1000 entreprises et 2000 sites
  • 28 800 emplois directs dont 85% en CDI
  • 107 M de t de matières collectées
  • 9 milliards d'euros de chiffre d'affaires
  • 21 M de t de CO2 évitées

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Un décret devrait permettre aux PME, dès le début de l'année 2020, de se positionner sans passer par la case appel d'offres sur des marchés jusqu'à 40 k€.  
Le gouvernement souhaite faire progresser la part des PME dans la commande publique de 32% aujourd'hui à 50%. D'où le projet, qui se concrétiserait par décret début 2020, de rehausser le seuil de déclenchement des procédures d'appel d'offres pour les collectivités et les administrations en passant de 25 k€ à 40 k€.  Cette mesure aurait par ailleurs l'avantage de mettre la France dans la moyenne européenne qui se situe à 40 k€ pour les services et 80 k€ pour la construction.

126 M€ de trésorerie supplémentaire

En complément de  cette mesure le gouvernement souhaite également  étendre les avances de trésorerie aux PME par les 322 grandes collectivités françaises. Il y a un an, en décembre 2018, le montant des avances de l’État aux PME titulaires d’un marché public avait été multiplié par quatre, passant de 5 à 20 %. Le quadruplement de l’avance aux PME titulaires d’un appel d’offres de l’État a représenté une trésorerie supplémentaire chiffrée à 126 millions d’euros pour les entreprises. Ces mesures suffiront-elles à rendre les marchés publics plus attractifs aux PME ?

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Trois professionnels, dont une entreprise de nettoyage, se sont associés pour créer une application – payante ou gratuite- à destination des PME/TPE de la propreté.
Trois entreprises montpelliéraines ont mis en commun leurs compétences pour créer Timax, une application de suivi de temps et de tâches, très simple d’utilisation.


L'idée de créer un outil disponible sur Android et IOS pour les petites entreprises de propreté est née du propre besoin de Muriel Fournier, dirigeante d'Espace Propreté et de sa rencontre avec un professionnel du web, Patrice Robert (agence web Poisson soluble) et d'une experte en logiciels de gestion, Miren Lafourcade, directrice générale de Nout. C'est ainsi qu'est née Timax, une application à destination des entreprises dont le personnel est en mobilité, dans les secteurs de la propreté et du service à la personne notamment. Disponible en français et en anglais, et téléchargeable sur les deux plateformes Androïd et IOS, Timax est une co-création qui permet un suivi du temps et des prestations. Une version gratuite, Timax Free, est destinée aux indépendants et travailleurs solos, un mode payant, Timax Connect, intègre un logiciel de gestion (ERP) qui assure un suivi de l'ensemble des process de l'entreprise de propreté : pointage, ventes, commercial, RH , logistique... Après un déploiement en France dans les semaines qui viennent, l'outil qui sera commercialisé à l’international, notamment au Québec et au Moyen-Orient.

Photo DR : De gauche à droite : Patrice Robert (Poisson soluble), Miren Lafourcade (Nout) et Muriuel Fournier (Espace Propreté)

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Derichebourg Environnement vient de gagner le marché parisien des 1000 stations Trilib installées par la mairie de Paris.
Derichebourg Environnement, spécialiste du recyclage des biens de consommation en fin de vie et de la collecte des déchets ménagers, vient de gagner l’appel d’offres des nouveaux Trilib’ parisiens en partenariat avec l’entreprise Sulo, leader européen de la conteneurisation des déchets, et l’agence Aurel Design Urbain.

Ces nouveaux équipements Trilib’ seront composés de deux modules multi-matériaux pour les emballages recyclables, un module pour le verre et un module de stockage destiné aux matériels des agents de la Ville de Paris. La Ville de Paris, Derichebourg Environnement et Sulo ambitionnent le déploiement progressif de 1 000 stations Trilib’, soit 4 000 modules.

Pendant les sept années de contrat, Derichebourg Environnement assurera une collecte automatisée des conteneurs via un système innovant permettant le levage, le vidage et le repositionnement d’un module en moins de 2 minutes afin de limiter au maximum la gêne à la circulation. Les conteneurs sont équipés de sondes permettant de mesurer le taux de remplissage et ainsi optimiser les collectes en adaptant parfaitement le service au remplissage des modules. Derichebourg Environnement assurera également le ramassage des dépôts sauvages dans un rayon de 2 mètres aux abords de ces stations afin de maintenir un état de propreté irréprochable. Sulo assurera la maintenance et le lavage de l’intégralité des stations.

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