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L'Institut national de recherche et de sécurité (INRS) pointe du doigt certains systèmes ou protocoles qui peuvent présenter des risques.

Devant la multiplication de solutions plus ou moins innovantes et sérieuses proposées aux professionnels pour lutter contre la Covid-19, l'Institut national de recherche et de sécurité (INRS) vient d'émettre un avis d'expert en termes d'efficacité mais également de nouveaux risques engendrées par ces méthodes. Les chercheurs de l'INRS ont pu ainsi évaluer l'intérêt  des revêtements biocides, l'efficacité des purificateurs d’air, ou encore les risques liés à la désinfection par UV ou ozone.

1.Les revêtements biocides

Concernant les produits de revêtement à fonction biocide (membranes, films adhésifs, vernis...) les experts conditionne à minima leur efficacité à plusieurs points essentiels dont  :

  •  La présence d'un biocide ayant un effet sur le micro-organisme ciblé (SARS-CoV-2) et que cet effet soit rapide ;
  • Un nettoyage rigoureux de la surface préalable à la pose du revêtement ou du vernis.

Mais au-delà l'INRS rappelle que  la désinfection ne s'envisage que pour les surfaces présentant un fort risque de contamination et que ces surfaces nécessitent donc un nettoyage très fréquent pour que le revêtement biocide continue d’agir. « Au regard des incertitudes sur l'efficacité de ces revêtements à fonction biocide et des conditions nécessaires pour qu'ils puissent agir comme leur nettoyage fréquent, ces produits ne peuvent pas être préconisés comme moyen de lutte contre la transmission du virus » conclut l'avis.

2.Les purificateurs d'air

L'avis de l'INRS concernant cette technique déployée notamment par la région Rhône-Alpes-Auverge dans ses lycées est lui aussi très nuancé. « Ces dispositifs aspirent l’air d’un local de travail et le rejettent dans ce même local après l’avoir traité par différents procédés. Basés sur une filtration HEPA  (classe minimale H13 selon la norme EN 1822-1) ils peuvent diminuer la concentration de virus susceptibles d’être présents dans l’air mais ne peuvent en aucun cas se substituer aux apports d’air extérieur définis par le code du travail. Qu’ils fonctionnent en mode continu ou en mode séquentiel, ces dispositifs ne doivent donc être utilisés que comme compléments aux systèmes de ventilation (et pour maintenir des conditions de travail acceptables, notamment en situation hivernale). Par ailleurs les experts de l'INRS déconseillent de choisir des appareils utilisant un traitement physico-chimique de l’air (catalyse, photocatalyse, plasma, ozonation, charbons actifs…). « Non seulement leur efficacité vis-à-vis des virus n’est pas prouvée mais suite à une dégradation de polluants parfois incomplète, ils peuvent impacter négativement la qualité de l’air intérieur par la formation de composés potentiellement dangereux pour la santé, y compris des agents chimiques CMR » poursuivent les scientifiques.

3.Les lampes de désinfection par UV

S’agissant de la désinfection des locaux, ce système nécessite que toutes les surfaces soient exposées au rayonnement direct (aucun effet derrière une paroi ou en dessous d’un meuble par exemple) et nettoyées préalablement (le virus pouvant être protégé des rayons par les salissures).

Attention toutefois alerte l'INRS :

  • Certains produits de désinfection comme les produits chlorés peuvent se décomposer sous l’action des UV en produits secondaires susceptibles d’être nocifs pour la santé ;
  • Pour les personnels exposés au rayonnement UV-C, les risques pour la santé peuvent être importants (« coups de soleil » pouvant allant du simple érythème à des lésions plus graves ainsi qu’au niveau des yeux avec inflammation de la cornée et conjonctive ;
  • Certaines lampes fortement énergétiques émettent un rayonnement dans le domaine UV lointain avec pour conséquence la production d’ozone dans des proportions non négligeables.

Le code du travail fixe des valeurs limites d’exposition professionnelles (VLEP) pour protéger les salariés. L’acheteur doit s’assurer de la conformité CE de l’appareil émettant des UV-C qui ne doit jamais fonctionner en présence des salariés et toujours être mis en service par des personnels avertis.

4.L'ozone gazeux

« Si plusieurs études présentent de bons résultats sur diverses bactéries, moisissures et levures, la recherche bibliographique n’a pas permis de trouver d’études sur des virus « enveloppés » comme le SARS-CoV-2. Rappelons que l’ozone est un gaz irritant pour la peau et surtout les yeux et les muqueuses. Par ailleurs, bien que l’ozone soit ininflammable, il peut aussi entrainer l’inflammation de matières combustibles et être à l’origine d’explosions, sous certaines conditions » avertit l'INRS qui pointe également l'utilisation de machines générant des concentrations en ozone jusqu'à plus de 100 fois supérieures à la VLEP journalière.

« Au regard des risques encourus par l’utilisation de l’ozone gazeux et des incertitudes qui semblent exister sur son efficacité vis-à-vis du SARS-CoV-2, l’application de la démarche de prévention des risques chimiques impose de chercher à substituer ce procédé par un autre moins dangereux, en s’assurant qu’il remplit l’objectif initial d’élimination du virus » tranche les experts des l'INRS

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Publi Information

Kärcher : acteur de référence pour une transition durable


Publié le 25 nov. 2020 14:12:00


Depuis sa création, en 1935, la société Kärcher s'est inscrite dans une démarche durable, même si les mots du siècle dernier sonnaient différemment. Un cercle vertueux associant développement durable et RSE qui fait de Kärcher un des industriels les plus à l'écoute des préoccupations environnementales.

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Le projet de papeterie, engagé en 2015 par Global Hygiène sur le site de Charavines en Isère,  est devenu réalité, et permettra de produire plus de 30 000 t de ouate par an.

Le fabricant français Global Hygiène est désormais en mesure d'alimenter ses deux sites de production – Auxonne en Côte-d'Or et Vern-d'Anjou dans le Maine-et-Loire- avec des bobines de ouate produites dans son usine de Charavines en Isère. Un projet qui est né en 2015 avec le rachat de l'usine Arjowiggins et qui s'est concrétisé au printemps dernier, durant le confinement. Un véritable défi technique pour le fabricant de produits d'hygiène et d'essuyage qui peut ainsi contrôler l'ensemble de sa chaîne de production. « Cette intégration industrielle présente plusieurs avantages : maîtriser la qualité de la ouate, sécuriser nos approvisionnements mais également réduire nos coûts en disposant d'une matière première produite en France » se félicite Luc Brami, le président de Global Hygiène. 

L'investissement de 20 millions d'euros, financé par un crédit-bail sur 12 ans obtenu auprès de la BPI, assurera une production annuelle de quelque 32 000 tonnes de ouate. La papeterie qui  a permis le recrutement de plus d'une quarantaine de salariés, fonctionne 7/7 jours. « Cet outil nous permettra de développer l'activité du groupe sur son métier de base et des garantir une croissance importante de la production » conclut Luc Brami qui prévoit de réaliser un chiffre d'affaires de 50 M€ pour l'exercice 2020.

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A la pénurie de solutions hydroalcooliques observée dans les premiers jours de la crise sanitaire succède une multiplication de produits majoritairement non conformes ou inefficaces.

 Au terme de plus de 180 prélèvements ciblés de solutions et gels hydro-alcooliques réalisés par la DGCCRF, 73% des produits analysés mi-novembre ont été déclarés soit non conformes (38%) soit non conformes et dangereux (35%). 21 produits (13% des produits analysés) ont présenté une teneur en alcool insuffisante et se sont donc révélés non conformes et dangereux. 36 produits (22% des produits analysés), pour lesquels la teneur en alcool était suffisante, ont également été déclarés non conformes et dangereux en raison d’un étiquetage minimisant les dangers présentés par ces produits (principalement le danger de leur inflammabilité) et 61 produits (38%) ont été reconnus non conformes du fait d’un étiquetage incomplet ou incorrect.

Le constat dressé par les services de Bercy traduit l'effet d'aubaine conjuguant une demande inédite en volumes et une facilité de production qui ont permis à nombre d'industriels, quel que soit leur secteur d'activité, de se lancer dans la fabrication de solutions hydroalcooliques, notamment à destination du grand public.

Une occasion pour les Pouvoirs publics et les professionnels de l'hygiène de rappeler que « seules les solutions ou gels hydro-alcooliques ayant une teneur en alcool (éthanol, propan-1-ol ou propan-2-ol), exprimée en volume, d’au moins 60 % ou répondant à la norme EN 144766 sont efficaces en matière de désinfection. »

Au moins un flacon de 100 ml par semaine

Malgré les records de production enregistrés ces derniers mois, gels et solutions hydroalcooliques ne sont pas forcément utilisées de façons optimales et systématiques. Un regret formulé par  Didier Pittet, infectiologue et épidémiologiste, expert auprès de l'OMS et chargé de l'évaluation de la gestion du Covid-19 en France par Emmanuel Macron. « Chaque Français devrait utiliser – au moins – un flacon de 100 à 150 ml par semaine. Or, les données suisses montrent qu'on consomme moins de 5% de ce qui est nécessaire. Aucune raison que ce soit différent pour les Français, et les Européens en général, sauf ceux du Nord, plus sensibles à l'hygiène des mains. les Français qui déclarent se laver régulièrement les mains sont passés de près de 80% lors du premier confinement à moins de 70% pour le deuxième. Un chiffre à diviser de moitié pour approcher la réalité : lorsque nous nous auto-évaluons, nous exagérons du simple au double nos pratiques d'hygiène » confie l'expert suisse à nos confrères du Parisien.

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Le constat est ancien, mais la crise sanitaire et le retour à l'école n'ont fait qu'accentuer le problème : trop d'écoles sont encore en manque de sanitaires de qualité ou de consommables.

Selon une étude d'avril 2020 de l'Observatoire national de la sécurité et de l'accessibilité des établissements d'enseignement, 25% des écoles n'ont pas de point d'eau en nombre suffisant et 3/4 des écoles n'ont pas de gel hydroalcoolique. A la rentrée, de nombreuses écoles se sont équipées de nouveaux sanitaires et lave-mains mais pas en nombre suffisant d’après de nombreux syndicats de parents d’élèves. Fort de ce constat le leader de la location de sanitaires mobiles WC Loc (filiale du groupe Enygea) équipe depuis quelques mois écoles, collèges et lycées, notamment en lave-mains. « Depuis septembre nous avons fourni 3700 établissements scolaires aussi bien publics que privés avec des solutions autonomes de WC et lave-mains, raccordées ou non au réseau. Nos installations n'ont pas pour vocation à devenir pérennes, mais sont conçues pour apporter une réponse rapide. Nos cabines sanitaires et lave-mains autonomes sont installés sans délai et peuvent permettre aux établissements de travailler sur la deuxième phase, celle du raccordement qui s'inscrira suer le long terme » détaille François Deleglise, directeur des ventes de WC Loc qui répond aujourd'hui à une demande importante des collectivités.

L'entreprise, qui compte 32 agences sur tout le territoire et intervient d'abord dans le secteur du BTP, son marché historique, assure le nettoyage et la maintenance au quotidien des installations. Quelque 150 techniciens ont été formés au nettoyage et à la désinfection avec des les produits et des protocoles dédiés, proposés par le fabricant Anios. L'entreprise nordiste qui a vu son chiffre d'affaires multiplié par 10 en 10 ans veut à la fois tordre le cou à l'image largement dépassée des « toilettes chimiques » et accompagner des secteurs comme l'éducation ou le BTP dans leur prise de conscience des règles d'hygiène élémentaires. « La crise que nous vivons est à la fois un accélérateur et un révélateur, nous vivons avec l'hygiène ce que nous avons connu encore récemment avec les questions environnementales : passer d'une logique de contrainte à une logique de conviction » conclut Françoise Deleglise.

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